jeudi 23 décembre 2010
Elle est là !!!!!!
Enfin nous la tenons dans nos bras, nous l'embrassons, nous nous gavons de ses sourires, de ses rires, de son odeur de soleil, de ses calins. J'ai eue l'impression quand elle s'est blottie contre moi qu'elle nous avait toujours attendu. Aucune peur, juste un regard qui découvre, que du bohneur et de la douceur, et beaucoup de coquinerie adorable. Il y a plein plein de choses à dire mais nous récupérons tout doucement, je vous en dirai plus très bientot en photos. :))))
samedi 18 décembre 2010
Enfin !!!
Le Sai vient de nous appeller, ils ont affréttés 2 vols pour rapatriés en aller et retour (sur 24h) un parent par enfant, vol direct, 3 heures sur place, retour. Et nous sommes sur la liste !!! Comme un seul parent est accepté sur le vol c'est Hervé qui logiquement a gagné son billet, (je suis fièvreuse et sous antibiotique depuis 3 jours ... donc le choix a été rapidement déduit, bien que j'aurai bien aimé être là aussi). Je l'accompagne mardi matin à l'aéroport et je dors à paris le mardi soir et le lendemain matin si Dieu le veut (expression haïtienne :), je retourne à l'aéroport accueillir les deux amours de ma vie. J'ai du mal à croire que je ne rêves pas... Nous venons de monter le petit lit dans notre chambre, tout est là, tout est prèt, pour recevoir notre rayon d'amour !
vendredi 3 décembre 2010
Interview

Interview d'Emmanuelle Guery* sur le magazine "le point.fr"
(*porte parole du collectif SOS enfant adoptés Haïti)
3 decembre 2010
Au moment du séisme en Haïti, mille vingt enfants étaient en cours d'adoption par des familles françaises. Contrairement aux autres pays adoptants, la France a ralenti les procédures et refusé toute évacuation d'urgence. Six enfants, parmi les adoptés, sont morts. Et presque un an après le séisme, aujourd'hui que le choléra sévit sur l'île, il reste encore sur place trois cent vingt enfants.
Le Point.fr : Quel âge ont les trois cent vingt enfants qui sont encore sur place et dans quelles conditions vivent-ils ?
Emmanuelle Guerry : La majorité d'entre eux a entre six mois et trois ans. Ils ont longtemps vécu sous des tentes, ils sont heureusement maintenant dans des bâtiments en dur, mais dans des espaces beaucoup plus réduits qu'avant le séisme. Le personnel des crèches est en outre très éprouvé par la catastrophe et le choléra : cela a forcément un impact sur les enfants.
Certains de ces enfants ont-ils déjà été touchés par le choléra ?
Oui. Une des crèches a été touchée, mais l'ambassade de France a heureusement fait très vite pour sortir les enfants et les faire soigner. Le choléra est partout dans l'île et se propage à une vitesse très inquiétante. Dans cette crèche, dès le deuxième jour, il y avait déjà dix nouveaux cas supplémentaires.
Quelle est leur situation juridique ?
Tous ont été attribués à une famille avant le séisme. La moitié d'entre eux ont leur jugement d'adoption, c'est-à-dire qu'ils portent déjà le nom de leur famille française : ne leur manquent, pour la rejoindre, qu'un passeport et un visa. L'autre moitié est en attente de jugement, à des stades de procédure très différents. Beaucoup, en tout cas, sont en cours d'adoption depuis très, très longtemps. Il y a un enfant qui a été attribué à une famille il y a quatre ans... Le Quai d'Orsay, du temps de Bernard Kouchner, a fait le choix de l'envoi des enfants au compte-gouttes plutôt que de l'évacuation générale et rapide.
La France est-elle la seule à avoir choisi cette voie ?
Absolument. Tous les pays adoptants, sans exception, qu'il s'agisse des États-Unis, du Canada, de l'Espagne ou des Pays-Bas, ont trouvé un accord avec le gouvernement haïtien dans les deux mois qui ont suivi le séisme pour évacuer les enfants qui étaient en cours d'adoption par leurs ressortissants. Dans de nombreuses crèches, les enfants sont tout de suite partis pour leur pays d'adoption, et ne restaient, et ne restent encore, dix mois plus tard, que leurs petits camarades adoptés par des Français... Parmi eux, six sont morts.
Parmi eux, six sont morts. De quoi sont-ils décédés ?
La plupart sont morts de septicémie. S'ils avaient rejoint tout de suite leur famille française, ils n'auraient pas contracté de maladie, ou bien ils auraient été soignés correctement. Bernard Kouchner a préféré garantir leur sécurité juridique avant leur sécurité tout court. Le ministre qui lui succède, Michèle Alliot-Marie, s'est engagé à débloquer la situation et à signer l'accord qu'ont signé il y a dix mois avec Haïti tous les autres pays. Enfin...
Vous avez donc bon espoir aujourd'hui ?
Nous sommes satisfaits du changement de politique. Mais nous restons très vigilants.
Votre enfant est arrivé en juillet dernier. Depuis combien de temps attendiez-vous et comment cela se passe-t-il entre vous ?
La procédure d'adoption avait commencé en janvier 2008 et il m'a été attribué en juillet 2009. Depuis qu'il est ici, tout se passe bien. Le psychiatre Pierre Levy-Soussan veut faire croire dans vos colonnes (voir Le Point actuellement en kiosque) que les enfants arrivés en urgence en France vont mal, mais j'ignore sur quoi il s'appuie. Quelques heures passées à l'aéroport pour assister à l'arrivée d'enfants épuisés par le voyage et forcément choqués par ce qu'ils ont vécu ? C'est un peu léger. Grâce au collectif, nous avons en revanche une bonne vision d'ensemble, et je peux vous dire que les enfants vont bien. Ils ont les soucis inhérents à toute adoption, pas plus. Et ils sont vivants.
Une semaine après ...
Une semaine d'attente après l'annonce de Michèle Alliot Marie que tous les enfants adoptés d'Haïti seraient rentrés avec leur famille en France avant la fin de l'année ... nous sommes le 3 décembre et rien ne semble bouger. Les parents adoptifs sont très inquièt. Nous esperons que ce silence est le signe que bcp de personnes travaillent à cet accord entre les deux pays et pour qu'il soit signé. Nous savons qu'un accord a été trouvé le week end dernier dans un échange de lettres inter-gouvernementales, maintenant il faut qu'il soit signé par des personnes du gouvernenement Haïtien - qui actuellement après l'anéantissement du séisme, les ouragans et l'épidémie de choléra est complètement submergée-, et de plus, après les votes présidentielle du 28 novembre en plein chamboulement politique. La population et certains candidats présidentiels menaçent d'une révolution dans le pays, prostestant que l'on aurait empéché les gens de voter (certains bureaux de votes fermés ou occupés de force, les personnes n'ayant pas pu obtenir leur cartes d'identité, falcification des bulletins de vote au dernier moment à l'intérieur des bureaux ect..).
Egalement dans ce contexte déja très difficile, les adoptants redoutent que des responsables du Secr. pour l'adopt. intern. français n'aient une fois de plus posé des exigences ingérables pour les haïtiens concernant la sortie du territoire des enfants : En février dernier, ils avaient déja fait échouer une commission franco -haitienne pour organiser un rapatriement rapide des enfants, en exigeant un ministre, un juge et un membre du staff de l'IBESR (la DASS haïtienne) totalement dédiés à la fameuse commission qui n'a jamais pu voir le jour ... autant dire qu'au mois de février en plein après séisme (18 jours après !) les haïtiens n'avaient aucun moyen de satisfaire à cette exigence de la France, et qu'aucune commission n'avait pu voir le jour...
Je recopies ici le message d'un des portes paroles pour les enfants adoptés d'Haïti qui résume parfaitement la situation : "Aujourd'hui il n'y a plus de choix pour assurer l'adoptabilité de l'enfant/ son identité et la votre au bout du monde de 320 gamins, il ne reste que la solution US ou canadienne. Chaque creche descend sur appel avec ses enfants et ses dossiers et une personne ambassade/ une personne UNICEF et une personne IBESR valide identité de l'enfant, acte de naissance/acte d'abandon/ consentement à l'adoption/ jugement s'il existe... procéde à l'enregsitrement: met un bracelet à l'enfant avec ses noms et prénoms (les siens et les votres), scelle le dossier avec les coordonnées identiques et parque l'enfant dans la bache départ et passe au suivant.... quand un vol est plein on descend tout le monde sur le tarmack et on refait le contrôle dossier/bracelet....et embarquement
Pour les US l'évacuation d'un vol de 70 gosses c'était plus d'une dizaine d'heure de boulot à l'ambassade et plusieurs heures avant le vol. Entre la descente d'une creche et son embarquement il se passait courament 24 heures avec les enfants dormant et mangeant sous les grandes tentes US! Donc déjà comme cela, l'évacuation de nos 320 gosses en version "unicef et La haye compliant" cela représente pour l'ambasade une bonne 10aine de jours de boulot non stop sans doute plus vu l'étalement des creches ! Mais au delà des mensonges dont nous avons déjà été bercé souvent sur les modalités pratiques des retours, ce qui nous intéresse c'est surtout la signature de cette lettre inter-gouvernementale qui factualisera la volonté politique. Après elle, tout est possible même trois avions et des enfants reconnus et accompagnés par l'ambassade. Même une évacuation pourrie sur 100 jours parce que c'est débrouillez vous! J'espère que ce sera pour cette nuit ou la prochaine. Plus on s'approche du 7 et des résultats plus cela va être dur !"
Personnellement, nous tenons à saluer la présence d'esprit et le sérieux de Mme Alliot Marie qui a fait installer un camps médical, qui en cas d'épidémie peut accueillir 350 enfants dans le domaine de l'ambassade française, mais il faut faire très vite maintenant ! Espérons que tous nos enfants soient sauvés à temps.
Egalement dans ce contexte déja très difficile, les adoptants redoutent que des responsables du Secr. pour l'adopt. intern. français n'aient une fois de plus posé des exigences ingérables pour les haïtiens concernant la sortie du territoire des enfants : En février dernier, ils avaient déja fait échouer une commission franco -haitienne pour organiser un rapatriement rapide des enfants, en exigeant un ministre, un juge et un membre du staff de l'IBESR (la DASS haïtienne) totalement dédiés à la fameuse commission qui n'a jamais pu voir le jour ... autant dire qu'au mois de février en plein après séisme (18 jours après !) les haïtiens n'avaient aucun moyen de satisfaire à cette exigence de la France, et qu'aucune commission n'avait pu voir le jour...
Je recopies ici le message d'un des portes paroles pour les enfants adoptés d'Haïti qui résume parfaitement la situation : "Aujourd'hui il n'y a plus de choix pour assurer l'adoptabilité de l'enfant/ son identité et la votre au bout du monde de 320 gamins, il ne reste que la solution US ou canadienne. Chaque creche descend sur appel avec ses enfants et ses dossiers et une personne ambassade/ une personne UNICEF et une personne IBESR valide identité de l'enfant, acte de naissance/acte d'abandon/ consentement à l'adoption/ jugement s'il existe... procéde à l'enregsitrement: met un bracelet à l'enfant avec ses noms et prénoms (les siens et les votres), scelle le dossier avec les coordonnées identiques et parque l'enfant dans la bache départ et passe au suivant.... quand un vol est plein on descend tout le monde sur le tarmack et on refait le contrôle dossier/bracelet....et embarquement
Pour les US l'évacuation d'un vol de 70 gosses c'était plus d'une dizaine d'heure de boulot à l'ambassade et plusieurs heures avant le vol. Entre la descente d'une creche et son embarquement il se passait courament 24 heures avec les enfants dormant et mangeant sous les grandes tentes US! Donc déjà comme cela, l'évacuation de nos 320 gosses en version "unicef et La haye compliant" cela représente pour l'ambasade une bonne 10aine de jours de boulot non stop sans doute plus vu l'étalement des creches ! Mais au delà des mensonges dont nous avons déjà été bercé souvent sur les modalités pratiques des retours, ce qui nous intéresse c'est surtout la signature de cette lettre inter-gouvernementale qui factualisera la volonté politique. Après elle, tout est possible même trois avions et des enfants reconnus et accompagnés par l'ambassade. Même une évacuation pourrie sur 100 jours parce que c'est débrouillez vous! J'espère que ce sera pour cette nuit ou la prochaine. Plus on s'approche du 7 et des résultats plus cela va être dur !"
Personnellement, nous tenons à saluer la présence d'esprit et le sérieux de Mme Alliot Marie qui a fait installer un camps médical, qui en cas d'épidémie peut accueillir 350 enfants dans le domaine de l'ambassade française, mais il faut faire très vite maintenant ! Espérons que tous nos enfants soient sauvés à temps.
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